Archive pour la Catégorie Ce que j'en dis…

DELIReIUM

Posted in Ce que j'en dis… on février 22, 2008 by Charl'

C’est ainsi que Sébastien Delire (de son vrai nom) se moque du monde de l’art.

Du côté business,
Cirage de pompe (comme dans cette performance de 2007 à Art Brussels, Shoeshine 2),
Du rôle de séducteur de l’artiste (voire du galeriste)

Alors que certains s’évertueront à remplir une galerie, Sébastien, lui, va s’amuser à en mettre le moins possible.
À coup de bande son d’un vernissage précédent,
À coup de décompte de chaque visiteur (et de graphique évolutif en découlant)

L’ironie fonctionne tellement bien qu’on est limite déçu d’apercevoir quelques cadres perdus, certes très intéressants, mais qui seraient plus à leur place accrochés dans le (mini) bureau de la (mini) galerie (Frédéric Desimpel). Histoire d’avoir quelque chose à donner en pâture aux collectionneurs.

Risque à moitié pris donc, mais risque tout de même.
Une exposition vide d’œuvres d’art et pourtant pleine d’ombre et de souvenirs.
D’êtres humains transformés en simple numéro à peine un pied posé dans la galerie.

Sébastien fait la nique au pouvoir d’achat, à sa façon.
Mieux encore, il nous fait des cadeaux :

Recevez une œuvre gratuite
(attention offre spéciale valable jusqu’au 22 mars 2008)

Heavenly Creatures

Posted in Ce que j'en dis… on février 11, 2008 by Charl'

fullerton-batten.jpg

Les photos à caractère surréaliste de la galerie Les Filles du Calvaire, pourtant jolies, ne m’émeuvent pas tant que ça. Ces modèles léchés de magazines.
Même si l’effet est voulu par l’artiste (Julia Fullerton-Batten)
C’est ennuyeux c’est tout.
Idem concernant les photos de Laura Henno.

henno.jpg

Oui c’est beau, c’est vrai.
C’est gentil.

Quand à la vidéo des sœurs Martin (dans le Project Room), elle est réduite du coup au même effet.
L’émotion n’y est pas (plus)
(aucun rapport avec la qualité évidemment)
Mais tout de même,
Cette vidéo, trop longue pour ce simple instant où leurs regards de jumelles se superposent enfin à travers un(e) vitre (miroir)
Où elles ne donnent au final que l’impression de se regarder le nombril.

Du noir dans le vert

On ne peut pas systématiquement compter sur la poésie d’une œuvre, ou sur son unique beauté.
Parfois on aimerait être un peu plus (clairement) sollicité (intellectuellement) voire perturbé.
Comme un amour excessif et passionné.
Pas uniquement épris par une certaine beauté.

Parce que passé l’emballage,
Le packaging super hype,
C’est ce qui est emballé qui reste l’essentiel.
Et c’est une grosse déception si cet essentiel n’a pas très bon goût au final.

(bon, stop aux métaphores douteuses)

Trois artistes féminines réunies en un seul endroit.
Trois artistes occidentales qui cherchent leur réconfort dans un univers de rêvasseries éthérées.
Trois fuites mondaines d’une féminité corrompue.

On ne pourra pas continuer à se voiler la face encore bien longtemps
(hein les filles)