Heavenly Creatures
Les photos à caractère surréaliste de la galerie Les Filles du Calvaire, pourtant jolies, ne m’émeuvent pas tant que ça. Ces modèles léchés de magazines.
Même si l’effet est voulu par l’artiste (Julia Fullerton-Batten)
C’est ennuyeux c’est tout.
Idem concernant les photos de Laura Henno.
Oui c’est beau, c’est vrai.
C’est gentil.
Quand à la vidéo des sœurs Martin (dans le Project Room), elle est réduite du coup au même effet.
L’émotion n’y est pas (plus)
(aucun rapport avec la qualité évidemment)
Mais tout de même,
Cette vidéo, trop longue pour ce simple instant où leurs regards de jumelles se superposent enfin à travers un(e) vitre (miroir)
Où elles ne donnent au final que l’impression de se regarder le nombril.
On ne peut pas systématiquement compter sur la poésie d’une œuvre, ou sur son unique beauté.
Parfois on aimerait être un peu plus (clairement) sollicité (intellectuellement) voire perturbé.
Comme un amour excessif et passionné.
Pas uniquement épris par une certaine beauté.
Parce que passé l’emballage,
Le packaging super hype,
C’est ce qui est emballé qui reste l’essentiel.
Et c’est une grosse déception si cet essentiel n’a pas très bon goût au final.
(bon, stop aux métaphores douteuses)
Trois artistes féminines réunies en un seul endroit.
Trois artistes occidentales qui cherchent leur réconfort dans un univers de rêvasseries éthérées.
Trois fuites mondaines d’une féminité corrompue.
On ne pourra pas continuer à se voiler la face encore bien longtemps
(hein les filles)



février 12, 2008 à 2:26
Ben ça alors, ça marche ! Est-ce un miracle en ce cinquantenaire de l’apparition de la Sainte Vierge ?
Ceci dit je suis ravi de ton initiative, j’aime beaucoup l’art en général mais je suis tout à fait béotien dans ce domaine et je ne fonctionne qu’à l’instinct ou même parfois à l’influence de telle ou telle personne.
Ce qu’il y a de sûr l’art est un domaine où l’on peut se trouver, se comprendre pour peu que l’on fasse un petit effort.
Apparement tu as la chance, mais peut-être n’en est-ce pas une de travailler avec des artistes.
Je te suivrai régulièrement et merci pour tes jolis mots, je ne te connais pas, mais je te découvre peu à peu grâce à tes textes qui s’ils sont souvent empreints de dérision respire la force de la jeunesse.